Beaucoup de personnes viennent me consulter pour des problèmes liés au poids ou à l’image de soi. Ces personnes ont du mal à garder une routine de fitness ou de sport régulière, oscillent entre plusieurs semaines de discipline puis plusieurs mois de rechute dans de mauvaises habitudes. Certaines ont une pratique sportive régulière, mais continuent à manger en trop grande quantité ou mal, en cachette ou à des heures tardives. C’est un cercle qui n’a pas l’air de vouloir se stabiliser, et certaines personnes passent une vie entière à faire du yoyo, ou à passer d’une phase de restriction à une phase quasi boulimique. Derrière ce cercle, il y a toujours la même incompréhension intime : comment se sentir bien dans son corps et sa tête, quand l’un semble sans cesse trahir l’autre ?
Le corps est effectivement le premier espace dans lequel on se sent chez soi, dans lequel on se sent protégé. Si on a subi des abus étant plus jeune, il y a de fortes chances pour que le traumatisme lié au manque de sécurité à la maison ait des impacts sur la façon dont on traite son corps aujourd’hui. On laisse les autres piétiner notre dignité, on les laisse nous manquer de respect ou avoir des comportements envahissants. On se retrouve souvent dans des situations où l’on prend trop souvent en charge les problèmes des autres, pour les arranger ou les aider à aller mieux. En conséquence, ces personnes envahissent et prennent plus que ce qu’il est possible de porter. Elles se reposent sur nous. Ou alors elles nous dégradent, nous dévalorisent, nous cassent.
Cela semble familier ?
On les laisse justement faire cela parce qu’on n’a jamais appris à délimiter son propre espace de sécurité, ni à reconnaître la limite où commençait notre espace et où débutait celui de l’autre. Nous n’avons pas appris à connaître notre espace et à empêcher les autres de l’empiéter. Nous n’avons pas appris où pouvait se situer la frontière entre nous et les autres. Ainsi, le corps physique, qui est notre première habitation, devient une carapace présumée nous protéger contre d’éventuelles attaques extérieures. Notre subconscient emmagasine alors plus de nourriture que nécessaire, pour former une protection qui nous semble éloigner les menaces.
Seulement, ce mécanisme est illusoire, car il est fondé sur la fausse croyance que notre espace et le respect qui l’accompagne peuvent être violés. En continuant dans ce mécanisme d’auto-sabotage, il y a de fortes chances pour que les attaques extérieures continuent, car la leçon qui devait être apprise n’a jamais vraiment été intégrée. La croyance sous-jacente a besoin de disparaître pour faire place à la vérité dont nous sommes toutes constituées : notre espace intime intérieur n’est pas physique, il est mental.
Je pense à Carole, qui est venue me consulter après des années de régimes qui se soldaient tous par le même schéma : perte de poids rapide, félicitations de l’entourage, puis reprise progressive, souvent avec quelques kilos en plus. Claire avait grandi dans une maison où sa chambre n’était jamais vraiment la sienne — sa mère y entrait sans frapper, lisait son courrier, commentait ses choix. Adulte, Carole ne savait toujours pas dire non à une amie envahissante, ni refuser une charge de travail qui n’était pas la sienne. Le poids qu’elle portait physiquement n’était, au fond, que le miroir exact du poids qu’elle acceptait de porter pour les autres depuis toujours. Tant que cette frontière intérieure restait invisible, aucun régime, aussi rigoureux soit-il, ne pouvait tenir dans la durée.
Ainsi, le travail pour se sortir du surpoids est d’abord mental avant d’être physique. Ce travail consiste à identifier et à respecter notre espace intime unique. Cette ligne à tracer entre nous et les autres doit être inventée, visualisée et comprise. La réalisation doit venir que notre espace ne peut être violé que si nous laissons les autres le faire.
Alors naît cette assurance intérieure : je peux défendre mon individualité par le simple fait de savoir que je ne suis pas attaquable, et par la simple volonté de ne pas accepter les intrusions des autres. Cela commence par une réalisation toute simple, et se transforme peu à peu en une confiance très puissante. Cette confiance se traduit ensuite en actions concrètes dans les situations de la vie quotidienne : un non prononcé sans trembler, une limite posée sans se justifier, un WE d’heures sup non payées qu’on refuse d’assumer.
Quand on réalise que notre individualité repose sur notre pouvoir mental, l’espace intérieur devient inviolable, il est unique, et c’est vous qui tenez les commandes. C’est précisément à cet endroit que se joue vraiment la question de savoir comment se sentir bien dans son corps et sa tête : non pas dans la prochaine méthode alimentaire à la mode, mais dans la relation que l’on rétablit, patiemment, avec son propre espace intérieur.
Cette sagesse est offerte dans les textes anciens védiques, et elle se vérifie également, jour après jour, dans les consultations et l’expérience de mes patientes. La connaissance est à portée de main et à portée d’esprit ; encore faut-il se donner l’espace pour l’accueillir.
Retrouver le lien entre son corps et son mental, un accompagnement possible
En tant que praticienne en hypnothérapie et en PNL, j’accompagne depuis des années des personnes qui cherchent, souvent après des années de régimes et de rechutes, à comprendre enfin comment se sentir bien dans son corps et sa tête de façon durable. Ce que je constate à chaque fois, c’est que le corps ne ment jamais : il porte exactement ce que le mental n’a pas encore osé poser comme limite.
Si vous vous reconnaissez dans ce cercle de discipline et de rechute, sachez que la solution ne se trouve pas dans une nouvelle méthode alimentaire, mais dans le travail patient de reconnaissance de votre propre espace intérieur. Je donne des consultations d’hypnose en ligne pensées pour accompagner exactement cette réalisation. Pour prendre rendez-vous, suivez ce lien.
Questions fréquemment posées
Comment l’hypnose peut-elle aider à se sentir mieux dans son corps et dans sa tête ?
L’hypnose peut aider à prendre du recul sur certains automatismes, croyances et comportements qui entretiennent une relation difficile avec le corps, l’alimentation ou l’image de soi. Avec l’accompagnement de Lucie Masson, le travail peut notamment porter sur la confiance en soi, les limites personnelles et la reconnexion à ses besoins afin de construire une relation plus apaisée avec soi-même.
Pourquoi est-il si difficile de maintenir une perte de poids sur le long terme ?
Les difficultés à maintenir une nouvelle routine ne sont pas nécessairement liées à un manque de volonté. Les habitudes alimentaires et sportives peuvent être associées à des émotions, des croyances ou des mécanismes comportementaux profondément ancrés. Un accompagnement en hypnothérapie et en PNL peut permettre d’explorer ces mécanismes et de travailler sur la relation que l’on entretient avec son corps et ses propres limites.