Les femmes ont la chance exclusive de créer la vie en elles-mêmes et de porter un enfant pour devenir son point d’ancrage pour la vie entière. Pourtant, un certain nombre d’entre elles vivent la maternité comme un poids pesant sur leur quotidien et leur équilibre mental. Derrière cette fragilité se cache souvent, sans qu’on ose se l’avouer, un véritable manque de confiance en soi après la maternité : on doute de ses choix, de sa légitimité, de sa capacité à être à la fois bonne mère, bonne professionnelle et bonne compagne.
Nous ne le disons pas assez, mais la maternité est une véritable responsabilité, que les femmes n’assument pas toutes de la même manière. Du désir initial de transmettre la vie à une génération future, aux tâches concrètes que cela exige pendant de nombreuses années, beaucoup souffrent de ne pas avoir été suffisamment préparées, et se retrouvent en position de surcharge mentale au jour le jour. En plus d’ajouter beaucoup de travail et de soins, la maternité freine souvent nos ambitions professionnelles. Pourtant, cela reste un rôle profondément humain et féminin. Alors d’où viennent nos blocages, et comment mieux vivre cette longue période de la petite enfance ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous avons du mal à supporter l’énergie intense que nos petits expriment.
Une fragilité émotionnelle mise à nu
Le premier facteur qui explique ce manque de confiance en soi après la maternité tient au fait que, si nous n’acceptons pas notre rôle de mère par rejet du modèle familial ou à cause de traumatismes liés à notre propre relation filiale, la rencontre avec la maternité se fait dans la douleur plutôt que dans la sérénité. Ces blessures émotionnelles, nous pouvions les fuir et les ignorer tant que nous étions libres, mais maintenant qu’un petit être dépend de nous pour sa survie, il n’y a plus nulle part où cacher notre mal-être. C’est pour cela qu’un premier enfant est souvent un choc dans l’équilibre déjà fragile de notre santé émotionnelle et mentale.
Nous avons, à ce moment-là, le choix de continuer à fuir tant bien que mal le mal-être que nous ressentons — notamment à travers le travail, les voyages, les sorties — ou de prendre le taureau par les cornes et d’initier une thérapie pour tout remettre à plat et nous reconstruire. Le problème avec la fuite, c’est que ce que nous fuyons finit toujours par nous rattraper, par d’autres moyens, et souvent plus tard, quand l’enfant grandit. C’est souvent à ce moment précis que le manque de confiance en soi après la maternité refait surface, des années après la naissance, comme une dette émotionnelle qu’on croyait avoir effacée.
La société de consommation
Notre société, en s’enlisant trop profondément dans le consumérisme, a perdu les principes et les valeurs que les religions apportaient jadis. Bien que les structures de ces dernières aient été imparfaites, les valeurs qu’elles véhiculaient permettaient de donner un accompagnement moral à ceux qui n’avaient pas de cheminement personnel intérieur. Nous manquons désormais de profondeur et d’intériorité, ce qui provoque un vide que nous comblons avec l’avoir et le faire.
La science et la consommation ayant remplacé la religion, notre attention se tourne vers le plaisir et les possessions, ce qui rend nos vies superficielles et vidées de sens. Nous avons nous-mêmes appris qu’une vie réussie devait tendre vers le statut social et le gain personnel, ce qui rend nos esprits agités et la vie déprimante aux moments de faiblesse. Ainsi, quand arrivent les enfants, nous ne savons plus leur enseigner les valeurs de patience, de respect, de tolérance, d’endurance face aux épreuves, d’amour inconditionnel, de service à l’autre, de don de soi, de dialogue intérieur, de dévotion spirituelle, etc., parce que nous ne les avons pas nous-mêmes cultivées. De ce fait, des enfants en manque de sens, de règles et de cadre nous fatiguent bien plus qu’auparavant. Nous-mêmes ne savons plus où trouver le sens de nos épreuves, ni un guide solide grâce auquel supporter les aléas de la vie.
Les pressions sociales
En plus de cela, la société actuelle nous pousse à consommer toujours plus, ce qui nécessite un deuxième salaire pour boucler les fins de mois. Il est très positif que les femmes travaillent pour leur propre épanouissement et leur indépendance, mais pas sous la pression et la rigidité du système patriarcal tel que nous le connaissons. Les femmes ont besoin d’activités beaucoup plus adaptées à leur rôle important de mère, au moins pendant les premières années de vie de l’enfant, un rôle qui devrait être reconnu d’utilité publique.
Or, actuellement, si je ne travaille pas en France pour élever mes enfants, je suis jugée et mal perçue, comme si c’était une tare de dédier son énergie à sa famille pendant les années les plus cruciales. Cela donne aux femmes un sentiment d’inadéquation d’autant plus fort qu’au travail, le temps n’est pas toujours aménagé ni apprécié, et que la maternité n’y est pas célébrée. Cette pression extérieure pousse les femmes à devoir travailler à tout prix, sans jamais se poser la question de ce qu’elles ont vraiment envie d’exprimer dans le monde, ni du sens qu’elles donnent à leur vie. Ce climat permanent de jugement (trop absente si l’on travaille, pas assez ambitieuse si l’on reste au foyer) nourrit directement le manque de confiance en soi après la maternité : quoi que l’on fasse, on a l’impression de mal faire.
Ainsi, pour se défaire de cette pression morale extérieure, les femmes d’aujourd’hui ont besoin de déconstruire ce qui les oppresse, que ce soit leurs systèmes de croyances qui filtrent leur réalité à leur insu, leurs peurs qui les paralysent, les malentendus qu’elles ont intégrés comme des vérités, les incompréhensions, les doutes, les insécurités, les pensées négatives, les jugements et de reprendre le contrôle de leur mental. En même temps, pour retrouver confiance en leurs capacités et leurs valeurs en dépit de ce que le monde du travail leur renvoie, elles doivent reconstruire leur modes de pensées sur des fondations profondes. Elles ont besoin de se reconnecter à l’essentiel, à elles-mêmes, à ce qu’elles sont réellement : leurs valeurs profondes et leur raison d’être, qui font d’elles des êtres humains dans leur meilleure expression, et l’amour qui les relie aux autres et à la joie de vivre.
C’est ce travail qu’il est urgent d’entreprendre si nous voulons vivre dans l’abondance et rayonner autour de nous.
Retrouver sa confiance après la maternité, un chemin accompagné
En tant que stratégiste de vie et praticienne en PNL, j’accompagne depuis des années des femmes confrontées à un manque de confiance en soi après la maternité, souvent des années après la naissance, quand les divertissements et les distractions ne suffisent plus à masquer le mal-être. Ce que je constate systématiquement, c’est que cette perte de confiance n’est jamais un hasard ni une faiblesse personnelle : elle est le signe qu’une blessure ancienne, ou un système de croyances hérité, demande enfin à être vue et guérie.
Si vous vous reconnaissez dans ce sentiment de manque de confiance en soi après la maternité, et que vous avez le courage de guérir plutôt que fuir, sachez que ce n’est ni une fatalité ni un problème que vous devez résoudre seule dans la souffrance. C’est un chemin de reconstruction qui se travaille, avec méthode et bienveillance envers soi-même. J’anime des ateliers de quatre heures pensés pour ce moment précis où l’on sent qu’il est temps de se retrouver au-delà du rôle de mère. Si cette démarche vous parle, je vous invite à venir découvrir le prochain ou de prendre RV en consultation individuelle.
Questions fréquemment posées
Qu’est-ce que le manque de confiance en soi après la maternité ?
Le manque de confiance en soi après la maternité peut se manifester par des doutes constants, la peur de mal faire, le sentiment de ne plus savoir qui l’on est ou encore l’impression de ne pas être à la hauteur dans son rôle de mère, de compagne ou de professionnelle. Après la naissance d’un enfant, les responsabilités, les changements identitaires et la charge mentale peuvent fragiliser l’estime de soi.
Pourquoi la maternité peut-elle faire perdre confiance en soi ?
La maternité bouleverse profondément le quotidien et peut faire émerger des émotions ou des blessures jusque-là mises de côté. Le manque de sommeil, la surcharge mentale, les nouvelles responsabilités et la pression de bien faire peuvent également accentuer les doutes. Pour certaines femmes, devenir mère confronte aussi à des croyances héritées de leur propre histoire familiale.
Que propose Lucie Masson pour retrouver confiance après la maternité ?
Lucie Masson accompagne les femmes qui souhaitent retrouver confiance en elles, prendre du recul sur leurs croyances et se reconnecter à leurs valeurs et à leurs aspirations personnelles. Elle propose notamment des ateliers et des consultations individuelles autour de la reconstruction personnelle après la maternité.